Emma et John se marient au Mas de la Fourbine, dans les Alpilles

Un joli mariage dans les Alpilles

Emma et John, elle écossaise et lui néozélandais, deux jeunes gens timides, avec un accent à couper au couteau. Emma était originaire d’une région d’Ecosse où, par hasard, je partais l’été même pour mes congés.

Ils avaient décidé de s’unir par une belle journée d’été, au temple protestant de Mouriès. Ce temple ne sert plus beaucoup aujourd’hui qu’à célébrer quelques mariages ponctuels, les protestants ayant déserté le village.

Mais ce fut l’occasion pour nos deux jeunes mariés de faire renaître ce magnifique lieu datant du 18e siècle et sur le fronton duquel était gravée l’inscription « Post Tenebras Lux 1824 », la lumière après les ténèbres 1824, date de sa consécration et devise de l’église réformée de Genève.

Après cette brève parenthèse historique, revenons-en à nos mariés. John, arrivé le premier, s’activa jusqu’au dernier moment pour s’assurer que tout était prêt dans le moindre détail.

Des compositions florales ornaient les grilles extérieures du temple et un joli tapis de lavande séchée sur le sol du temple exhalait son parfum au passage des invités.

Emma, comme une star, arriva avec un certain retard pour la plus grande joie des invités qui l’applaudirent chaleureusement lors de son entrée, accompagnée de ses témoins.

Pendant la cérémonie, le prêtre offrit quelques présents aux mariés dont une bible moderne mais aussi une très jolie bible ancienne de toute petite taille, permettant de la cacher à l’époque où les protestants n’étaient pas les bienvenus.

La cérémonie terminée, nous primes la route vers le lieu de la réception. Après un quart d’heure de route nous arrivâmes devant une superbe bâtisse provençale du 17e, le Mas de la Fourbine, entourée d’oliviers.

L’orchestre, installé dans le parc, en contrebas de la propriété, accueillit les invités qui purent se détendre devant un verre, tout en écoutant de beaux airs de jazz.

J’en profitais pendant ce temps pour faire les photos de groupes avec les mariés. Quand ce fut fini, je demandais aux mariés de m’accorder quelques minutes de leur temps précieux pour aller faire les photos de couple. Nous allâmes tous les trois dans ce fameux champs d’oliviers aux branches chargées de fruits presque mûrs.

Je me rappelait ce que m’avait dit Emma et John lors de notre première rencontre, ils étaient timides et n’était pas plus volontaires que ça pour se retrouver devant un objectif.

Je leur proposais alors d’aller se promener en amoureux dans ce magnifique champs, au milieu des oliviers, et faire comme s’ils étaient seuls. Ils jouèrent fort bien le jeu, avec au final de superbes photos.

Le soir déclinait lentement et il était bientôt l’heure de passer à table mais la douceur de cette soirée d’été retenait les gens à l’extérieur.

Les gens de la famille comme les amis, parlaient quasiment tous en anglais, étaient bien habillés, discrets et très respectueux de la tradition. Les témoins du mariés étaient habillés avec le même costume et les témoins de la mariée, elles, étaient toutes en robes bleu marine. Tout cela donnait cette ambiance si particulière que l’on retrouve dans les mariages outre-atlantique.

Je remercie Emma et John de m’avoir permis d’être parmi eux en ce jour particulier.